Brocantes de Chery et de Méreau, mais d’ou vient le mot chineur!

Aux brocantes de Chery et de Méreau on y mange bien, et on chine à souhait

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Deux brocantes fort intéressantes pour les chineurs de tout poil: Chery et Méreau.

Dans une brocante on chine.

D’où vient le mot « chineur », chiner?

Si le terme chiner est entrer dans le vocabulaire courant c’est que son origine est très ancienne ! En effet, si aujourd’hui chiner est un loisir pour la plupart des français, le chineur était auparavant un vrai métier difficile !

En effet, les premiers chineurs étaient des colporteurs ou des chiffonniers qui allaient de village en village pour dégoter de vieux objets à vendre, à revendre ou à échanger. Ils transportaient leurs objets sur le dos, autrefois appelé l’échine.

A l’époque, on disait s’échinaient car cette tâche était très physique. Ce metier avait une vraie organisation t on trouvait au premier plan, le crocheteur (ou le coureur, le biffin, le chiffonnier), puis le trieur, puis le grand maitre chiffonnier et enfin le chineur, équivalent du brocanteur actuel !

Aujourd’hui, le sens du mot chiner a bien évolué et ne signifie plus aujourd’hui que rechercher de vieux objets usagés, dans les brocantes ou vides greniers!

Sources

EXPRESSION POPULAIRE – Le mot s’entend aujourd’hui pour gentiment moquer quelqu’un, ou le draguer. Mais que veut vraiment dire le mot « chiner » ? Le Figaro revient sur son histoire.

On croit à un phénomène récent en entendant «chiner», «chinage», «chineur» … Et pourtant, «chiner» est un mot qui existe depuis longtemps dans la langue française. Il a connu une évolution sémantique intéressante.

La Chine n’y est pas pour rien dans l’étymologie du mot. Les modèles de tissus et d’étoffes de Chine, importés en France, étaient réputés pour leurs broderies en soie colorée. Et l’action de tisser ou de teindre des fils de différentes couleurs est alors communément appelée le «chinage».

Il prend un sens plus métaphorique et imagé dans la littérature française, et ce dès le XIXe siècle. Roger Martin du Gard parle dans Devenir (1909) de «petits fils blancs [qui] chinaient le rectangle assyrien de sa barbe». Pour «chiner», il suffit d’alterner des couleurs aléatoires en vue de former un dessin.

Le terme passe ensuite à la brocante. Chiffonniers et colporteurs vont de village en village, à la recherche de bonnes occasions à vendre, revendre ou échanger. Leur regard ne balaye non plus les objets tissés de différentes couleurs mais toute «perle rare» qui pourrait trouver de la valeur à leurs yeux. Et cela devient un métier. Aujourd’hui, il est plus utilisé pour la recherche de vieux objets usagés dans les brocantes et vide-greniers.

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Rechercher des occasions… Ceci explique que le mot ait dérivé en argot dans le sens de «draguer», «chercher l’occasion de séduire». «Vous pouvez me chiner, allez», écrivait Elsa Triolet dans Les Amants d’Avignon, en 1943. Les rappeurs ont détourné ce sens en «raillerie», «moquerie».

Étymol. et Hist. 1. 1844 « aller offrir ses marchandises » (Dict. complet de l’arg. employé dans « Les Mystères de Paris », p. 18); 2. 1878 « critiquer, se moquer de » (L. RigaudDict. du jargon parisien, p. 85). Prob. issu par aphérèse de échiner*. 1 au sens de « fatiguer les reins » (FEW t. 17, p. 114a), le terme semblant venir du lang. des colporteurs dont le fardeau pesait sur l’échine; 2 au sens fig. de « agacer, maltraiter par des propos » (FEW, op. cit., p. 113b).

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LES SYNONYMES WORDNET DE CHINER :

 

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